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Je suis enfin déménagée! Mon chéri et mes deux pitous d'amour m'ont suivi dans mes choix. Je suis dans un grand et bel appartement que je mets à mon goût avec l'aide de mon copain. Il est situé dans un petit coin bien tranquille près de tout. 

J'ai passé plusieurs entrevues pour me trouver un travail et j'en ai une autre de prévue plus tard cette semaine. Hier, on m'a même confirmé que j'étais engagée à un endroit. Temps plein, comme je voulais... Un combiné de cosmétique et d'esthétique, comme je voulais... Et pourtant...


J'ai peur. J'ai peur de ne pas trouver ma place. C'est difficile de sortir de sa zone de confort. D'être dans le néant, de ne pas savoir où on va. J'ai peur de ne pas avoir fait les bons choix. J'ai peur de l'inconnu. J'ai peur de ne pas être heureuse. J'ai tout simplement peur...

J'ai l'estomac noué, j'ai les émotions à fleur de peau tellement je suis stressée. J'ai de la difficulté à dormir d'un sommeil réparateur. J'imagine que tout va rentrer dans l'ordre d'ici quelques semaines...

Je dois faire confiance à la vie et me convaincre que rien n'arrive pour rien. J'ai choisi de quitter un emploi qui m'assurait une certaine stabilité et une ville qui me plaisait plus ou moins pour trouver mon bonheur... Et je compte bien le faire! À moi cette nouvelle vie!
J'ai 25 ans, je crois que je n'affirme pas mon style à 100% et pourtant! Après 25 années de vie, je devrais accepter ma personnalité telle qu'elle est, non?

Mardi passé, je suis allée voir Deadpool avec mon copain (super film en passant, mais allez le voir en anglais si vous pouvez!) Bref... On se trouve une place pas trop haut, ni trop bas et vraiment centré! Il y avait des gens, beaucoup de gens. Puisqu'on est dans une petite ville, on rencontre souvent des gens qui nous ont marqué d'une bonne ou d'une moins bonne façon.

On s'assoie après avoir dérangé tout le monde pour passer. Il y a un monsieur qui me dit quelque chose... Mon prof de physique secondaire 4?! Ouais! Un des seuls profs qui croyait en ma réussite. Ce prof m'a marqué, j'aimais mes cours de physique. J'en aurais eu tous les jours avec de l'art visuel et mon secondaire aurait été parfait! Bref, je lui demande si c’est bel et bien mon ancien prof et oui! C'est bel et bien lui!

Parle, parle, jase, jase... On en vient à jaser de qui j'étais au secondaire et je fais un parallèle avec mes cheveux bleus. Demandez-moi pas comment, mais je finis par dire ''Heureusement il fait noir, on ne peut pas les voir ahah''.

Mon prof m'a alors posé la question suivante ''Pourquoi heureusement?'' (C'est vrai pourquoi?)

Moi de répondre ''... En fait je ne sais pas trop, les gens m'agace un peu… En fait, toujours à propos de ça... Les gens font une drôle de face en voyant mes cheveux.''

Puis il me dit simplement, avec toute la sagesse du monde (comme un prof qui te donne la leçon qu'on a oublié de te donner dans la vie) ''Ça dérange quoi? Si c'est beau, bien fait, que ça fait propre, que ça te représente, que tu es bien avec ça, que tu te sens belle, que ton chum te trouve belle... Les gens n'ont rien à dire, c'est ta personnalité!''

C'est probablement là que je me suis rendu compte, qu'en tant que société on pointe du doigt les gens colorés, les gens différents (bien qu'on le soit tous), mais ceux qui sortent du lot davantage... J'ai déjà dit à mon copain ''J'aimerais ça être normale... Comme tout le monde… Fitter dans la masse.'' À chaque fois, il me répond ''Pas moi, ça serait plate!'' J'ai toujours voulu faire partie de la gang, être comme les autres, être un cool kid.

On n’accepte pas le fait d'être différent nous-même quand on l'est et pourtant...

25 ans, et je comprends finalement que l'acceptation dans la société, commence par l'acceptation de soi. On a peut-être manqué des étapes ici… Si l'équation était inversée peut-être on aurait une société qui accepte les gens colorés? On aurait peut-être une société plus ouverte?

Moral de tout ça, si vous avez envie de mettre du maquillage orange flash, bleu cyan, noir, rose nanane, rouge écarlate, why not?! Vos cheveux?! Osez, on ne vit qu'une seule fois! Vos tattoos? Affichez-les fièrement, c'est une partie de vous, votre histoire écrite sur vous! Ce que les gens pensent, mettez-ça aux poubelles… Ce n’est pas de leurs affaires! De toute façon, ce n’est pas leur corps! Les gens ouverts vous accepterons peu importe. Le proverbe le dit lui-même ''On ne juge pas un livre d'après la couverture''.

Soyez fier de la personne que vous êtes! Jusqu'à présent, dans ma vie, il n'y a pas de meilleur feeling que d’être fier de soi.

Anne-Fred
Xx
J'avais envie de vous partager une petite réflexion que j'ai vu sur Facebook qui m'a fait beaucoup réfléchir. Je la traduirait comme ceci: "Arrête d'avoir peur de ce qui pourrait mal aller et commence à être excité par ce qui pourrait bien aller."

Cette citation me parle beaucoup puisque je planifie mon déménagement dans la vieille capitale, Québec. Bien sûre que ça me fait peur. Ça me stresse, j'y pense tout le temps. Et si je trouve pas d'appartement? Et si je ne me trouve pas d'emploi? Mais j'aime tellement Québec, je me dis que c'est maintenant ou jamais. Et si je trouve l'emploi de mes rêves? Je suis persuadée que plein de belles aventures m'attendent.

Évidemment, mes amis vont me manquer, mais rien ne m'empêche de venir les voir de temps à autres. La plupart d'entre-eux me supportent dans mon projet. Je dis la plupart puisque 2 personnes de mon entourage m'ont fait part de leur désaccord. Si seulement ça avait été fait de manière respectueuse... Me faire dire "Ça n'a pas d'allure! C'est trop loin!", "J'ai peur que tu ne sois pas heureuse.", ça me fâche. Je crois que je suis assez grande pour savoir ce que je fais. Vous ne voyez pas que c'est maintenant que je ne suis pas heureuse?! Vous pensez à mon bonheur ou au vôtre?!

Je me dois d'écouter mon coeur ET ma tête. Vous savez ce qu'ils me disent? D'aller vivre ma vie. Si je me trompe, au moins j'aurai essayé, je n'aurai pas de regrets. Je n'aurai pas honte de dire que je me suis trompée et de faire mes excuses. Par contre, pour le moment, j'ai vraiment envie d'essayer de créer mon bonheur dans la belle ville de Québec. Si c'est seule que je dois le faire, je le ferai. Je suis excitée par tout ce qui pourrait bien se dérouler!
Est-ce que ça vous ait déjà arrivé d'avoir ce sentiment désagréable d'avoir échoué? Eh bien, moi oui. Et présentement, ça me torture l'esprit. Les gens de mon entourage essaie de me remonter le moral en me disant que j'ai fait du mieux que je pouvais, mais ça ne me satisfait pas. J'avais envie de vous partager ma situation parce que je crois que c'est normal dans la vie d'avoir des échecs. Et qu'il ne faut pas garder ça pour soi. En parler, c'est se libérer l'esprit un peu.

C'est en août 2014 que j'ai craqué pour ce petit animal. Je savais à la base qu'il faudrait que j'investisse plus de temps qu'avec une autre petite bête du genre. Je m'étais quand même renseignée sur le sujet. Mais je n'étais pas prête à ça. En fait, j'ai l'impression d'avoir littéralement échoué ma mission de maman hérisson.


Léa est un hérisson qui a besoin de beaucoup d'attention et de manipulation. C'est là que j'ai failli à ma tâche. Je ne la manipulais pas assez. Je pourrais mettre ça sur le dos de mon horaire qui est loin d'être stable, mais si je l'avais voulu, j'aurais pris le temps. Je ne veux pas me trouver de défaites, j'ai tout simplement échoué.

Elle n'était peut-être pas malheureuse, mais elle n'était sûrement pas heureuse. J'ai alors décidé, il y a quelques semaines déjà, de la donner au refuge Épine de velours. Je ne crois pas que j'aurais pu choisir un meilleur endroit pour ma Léa. C'est une jeune femme qui s'occupe de ce refuge. Elle adopte de petits hérissons comme Léa, les manipule, les sociabilise et leur trouve une bonne famille. Elle m'a même offert de me mettre en contact avec la nouvelle famille de Léa lorsque le temps sera venu.

Se départir d'un animal, même après l'avoir eu seulement 1 an et demi, ça déchire le coeur. On s'attache à ces petites bêtes. Lorsque la jeune femme est venu chercher Léa, j'avais juste envie de me mettre en boule et pleurer. Et encore aujourd'hui, après 2 semaines, j'en parle et je suis émotive. Mais je dois me dire que c'est pour le mieux.

J'ai peut-être échoué ma mission de maman hérisson, mais je peux dire qu'au moins je lui ai trouvé un endroit où elle est bien et heureuse.